L'air du temps : ces engins de la mort... ()

Question à 1 sou, en espèce sonnante et trébuchante: quelle est la scène la plus courante qui s'offre aux yeux des passants dans les rues de Niamey ? Vous avez bien deviné, sans avoir à cogiter lontemps! C'est celle d'une moto accidentée, salement démolie, étalée en plein milieu de la chaussée, si ce n'est carrément sous les roues d'un véhicule, en attendant l'arrivée de l'équipe de constat.

Il est vrai qu'avec l'explosion des deux-roues qui font fureur à Niamey, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, notamment les jeunes filles, on peut s'attendre à tout. Mais franchement, pas à cette fréquence qui frise l'hécatombe. L'imprudence des automobilistes se mêlant à l'intrépidité des motocyclistes, le danger guette à chaque coin de rue. Face à cette situation, il y a lieu de tempérer un peu pour sauver les vies humaines. Car, tout ceci peut-être évité, pour peu que chaque usager veuille faire preuve de plus de prudence, ne serait-ce qu'en daignant observer les règles les plus élémentaires du code de la route.

Pour les conducteurs des engins à deux-roues, la mesure sécuritaire la plus sûre, c'est de se dire que dans cette ‘'jungle'' qu'est devenue la route, il n'y a point de priorité qui vaille. Ainsi, le souci constant de tout motocycliste doit être, non pas d'imposer la priorité que lui confère le code routier, mais surtout de s'assurer qu'il peut passer au niveau du carrefour sans s'exposer au moindre risque de se faire faucher par une voiture. Car, on peut le vérifier, à chaque fois que survient un sinistre, c'est toujours le plus faible (le motocycliste) qui perd le plus de...plumes. Qu'il ait raison ou pas. En définitive, le maître mot reste la prudence, mère de toute sûreté.

Hélas, cela ne semble pas être bien compris par certains motards qui, comme enivrés par le vrombissement infernal du moteur, se laissent aller à tous les excès dans une dangereuse alliance d'excès de vitesse, de fantaisie et de mépris des règles de la circulation. Vous avez certainement été, au moins fois, témoin du passage stupéfiant d'un cortège de mariage, dans un concert de klaxons dans les rues de la capitale.

Prudence, zéro !... La dernière trouvaille pour ces intrépides motocyclistes ‘'toujours pressés pour n'aller nulle part'', comme pour narguer tous ceux qui peuvent s'offusquer sur leur passage, consiste à provoquer des pétarades intermittentes en jouant sur les commandes de leur bécane. Mais tout ça, pour finir où ? Hélas, le plus souvent sur un lit d'hôpital, si ce n'est à la morgue! Aussi, c'est le cas de rappeler le proverbe qui dit : rien ne sert de courir, il faut partir à point.



Categorie: Société
Source: Le Sahel
Date: 03/02/2012


Revue de Presse : Société